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Laurent Contamin
auteur, metteur en scène, comédien
Trois petites formes théâtrales
Invitez le théâtre chez vous !
En pure Perte  et Juby  en tournée "à la carte" (theâtres, bibliothèques, lycées, bars, à domicile...). Ils seront rejoints, à partir du printemps 2018, par En attendant Dersou.
Prochaines représentations : Oise, Drôme, Haut-Rhin, Val-de-Marne, Essonne, Calvados. Et chez vous ? Prenez date ! (onglet cont@ct, en haut à droite)
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Un clic, un texte
Tant de neige

Tant de Neige est, au départ, un texte écrit pour le spectacle A bout de souffle, Création à la Friche Belle de Mai (programmation décentralisée du Théâtre du Merlan), Marseille, 2007. Tournée à la Faïencerie de Creil (60)

Conception Thierry Thieû Niang
avec Cendrine Gallezot, Ana Gabriela Castro, Antoine Mahaut, Jérôme d’Orso et Nicolas Moreau, danse
Laurent Contamin et François Roux, textes

Benjamin Dupé, musique
Nanouk Marty, lumière

Et Odette Bernard, Janine Riner, Dolorès Antunes, Jacqueline Pignon, Anne-Marie Paillard, Thérèse Caltaux, Janine Gevaudan, Alain Crépin et André Mornon.

Personnages : 1 femme.

Tant de Neige est un texte en trois versions : danse, rue, radio : initialement écrit pour être dansé, il a en effet été réécrit pour être mis en rue dans le cadre de la nuit blanche d'Ermont en 2007 (spectacle Peur bleue pour une nuit blanche), puis une version longue, radiophonique et à plusieurs voix a été écrite pour être mise en ondes par Michel Sidoroff dans le cadre des Nuits noires, sur France Inter, le 19 décembre 2009. Production : Patrick Liégibel. Avec : Charlie Nelson, Sandrine Le Berre, Amadine Dewames, Christophe Allwright, Valérie Vogt. Bruitage : Bertrand Amiel.


Un extrait :

Bruit d’une enveloppe qu’on déchire, d’un papier qu’on déplie.

L’homme : Ma Lou.

La femme : Je m’appelle Lou.

L’homme : Je te souhaite un bon anniversaire. Je serai mercredi après-midi au repaire. Ne dis rien, jette ma lettre.

La femme : Je sais de quel repaire parle mon père : la Loupiote. Le bar en haut de la rue de Siam. Parce que c’est comme ça qu’il m’appelait des fois, « Loupiote » à la place de Lou. Et un jour, il m’avait dit qu’il m’achèterait le bar, qu’il me le donnerait comme cadeau ; il avait écrit sur mon cahier d’écriture : « bar », « cadeau », « loupiote ».

Un temps. Bruit du papier et de l’enveloppe, déchirés en mille morceaux. Les confettis du papier, dans l’espace comme une neige.

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